Lamballe : Au lycée Saint-Joseph, les élèves composent leurs menus

 

 

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OF 21/04/2014

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Maël, Estelle et Noémie sont satisfaites. L'expérience des brownies aux insectes, a eu plus de succès qu'elles ne pouvaient l'espérer.

Au lycée Saint-Joseph, des élèves de 1re expérimentent les brownies aux insectes auprès de leurs camarades.

Insolite

Estelle, Maël et Noémie n'ont pas peur des a priori ! Dans le cadre d'un TPE (Travaux personnels encadrés) sur le développement durable, ces élèves de 1re L-ES se sont associées avec Ludovic Calvez, responsable du self au lycée, afin de tester de nouvelles habitudes alimentaires auprès de leurs camarades.

« Elles sont venues me trouver avec leur projet, indique Ludovic Calvez. Nous avons cherché ensemble comment nous pouvions intégrer des plats à base d'insectes dans un repas. Je leur ai proposé de faire des brownies et des tartelettes. C'est ce qui nous semblait le plus abordable pour une première fois. »

Les lycéennes ont ensuite proposé un questionnaire aux élèves pour connaître leur avis sur l'expérience. « Pour l'instant, ça marche mieux que prévu, se réjouit Estelle, responsable du projet. Si ça continue, nous n'en aurons pas assez pour tout le monde ! Les élèves sont plus curieux que ce que nous pensions ! »

Les insectes sont arrivés mercredi par la poste. Elles ont fait appel à la société Micronutrice, basée à Toulouse, pour s'approvisionner. « C'est la plus grosse société en Europe, en matière d'élevage d'insectes. Le prix est beaucoup plus élevé que ce que nous pensions, précise Estelle. Entre 30 et 35 € les 100 g ! Nous partions sur 1 kg, nous nous sommes contentées de 100 g. »

« Tout le monde a goûté, constate le responsable du self. Les réponses au questionnaire indiquent 94 % de satisfaction. Si les élèves sont partants pour intégrer ces nouvelles pratiques au self de Saint-Joseph, je suis prêt à envisager la mise en place de menus à base de nouveaux aliments. Il faut évoluer, pourquoi ne pas écouter nos lycéens ! »

source : ouest-france.fr

Télégramme (18/04/2014)

Lycée Saint-Joseph. Des vers de farine en dessert !

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Aussi étonnant que cela puisse paraître, les 140 brownies et tartelettes au chocolat et aux... vers de farine, proposés, hier midi, aux demi-pensionnaires du lycée Saint-Jo, se sont presque arrachés comme des p'tits pains.

Estelle Beuve, Maël Petiot et Noémie Nicolas, toutes les trois élèves en première L et ES, au lycée Saint-Joseph de Lamballe n'en sont pas revenues elles-mêmes. Leur dégustation de pâtisseries à base d'insectes a connu, hier midi, au Croq'Jo, un succès certain. Sans doute le savoir-faire du chef du self, Ludovic Calvez, n'est-il pas étranger à cette dégustation plutôt réussie.

Initiation grandeur nature à l'entomophagie

Hier midi donc, plusieurs lycéens ont ajouté sur leur plateau, qui une tarte, qui un gâteau au chocolat, plus ou moins convaincus par les arguments avancés par Estelle, Maël et Noémie. « Vous allez voir, avec les insectes, on a un petit côté croquant et un goût de noisette. Mais franchement, c'est très bon », a expliqué Noémie. « C'est vrai, ce n'est pas mauvais du tout au goût et en plus, l'entomophagie*, c'est bon pour la planète », ont ajouté Estelle et Maël. « Dans le cadre des travaux personnels encadrés, nous avions la possibilité de présenter un sujet qui nous intéresse. Nous avions entendu parler des aliments à base d'insectes. On a choisi de s'y intéresser d'un peu plus près. Avec des apports nutritionnels importants et une production ayant un faible impact sur l'environnement, la consommation d'insectes est une solution naturelle et durable pour répondre aux besoins croissant en protéines. »

« 310 € le kilo de vers de farine »

Pour se documenter un peu plus, les trois lycéennes ont contacté une société toulousaine, la première entreprise française à produire des insectes comestibles de haute qualité nés et élevés en France et nourris à partir d'aliments naturels. Mercredi dernier, celle-ci a fait parvenir 100 g de vers de farine, des « tenebrio molitor » au lycée Saint-Jo. Et hier matin, le chef Ludovic Le Calvez a choisi deux recettes. « Aujourd'hui, le coût, soit 310 € le kilo de vers, et la provenance lointaine des insectes constituent un frein au développement de l'entomophagie », fait remarquer Estelle. « Mais pourquoi pas dans un futur plus ou moins proche consommer des insectes dans notre vie quotidienne ? » (*) Entomophagie : la consommation d'insectes par l'être humain.

source : letelegramme.fr

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